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Bibliothèque de prix bâtiment Excel gratuit en 2026

Bibliothèque de prix bâtiment Excel gratuit en 2026

Un fichier Excel de prix, ça se fait en une journée. Ce qui prend du temps, c'est de le faire juste, puis de le garder juste pendant trois ans. La plupart des tutoriels s'arrêtent à la liste des colonnes à créer et laissent le lecteur remplir la colonne la plus importante, celle du prix de vente, avec un chiffre trouvé sur un forum.

Cet article déroule le calcul complet d'une ligne d'ouvrage, du déboursé sec au prix de vente, sur deux exemples concrets. Il donne ensuite les six étapes de construction du fichier, une méthode pour estimer le temps de maintenance annuel, et un verdict honnête sur les cas où Excel reste le bon outil.

Qu'est-ce qu'une bibliothèque de prix bâtiment, en une phrase

Une bibliothèque de prix bâtiment est un fichier qui associe à chaque ouvrage une unité de mesure, un déboursé sec, un temps de pose et un prix de vente, afin de ne jamais rechiffrer deux fois la même prestation. C'est un référentiel interne, pas un catalogue commercial.

La différence avec deux notions voisines mérite d'être posée tout de suite, parce qu'elle change ce que vous mettez dans votre fichier.

  • La bibliothèque d'ouvrages décrit les prestations : libellé, unité, descriptif technique, lot. Elle ne contient pas forcément de prix.
  • Le bordereau de prix est une liste de prix imposée ou publiée par un tiers, souvent dans le cadre d'un marché public ou d'une série éditeur. Vous la subissez ou vous l'achetez, vous ne la construisez pas.
  • La bibliothèque de prix est votre version à vous : les mêmes ouvrages, mais valorisés avec vos achats, vos temps constatés et votre taux horaire.

Des éditeurs publient des séries de prix nationales, Batiprix et BatiChiffrage étant les plus connus en France. Je ne reprends ici aucun de leurs chiffres ni de leurs conditions tarifaires, faute de pouvoir les vérifier à la date de rédaction : leurs pages officielles sont la seule source valable sur ce point. Si vous envisagez ce type d'abonnement, nous avons détaillé la logique de ces bordereaux dans notre article sur BatiChiffrage.

Retenez surtout ceci : un bordereau éditeur vous donne des ordres de grandeur, votre bibliothèque vous donne vos marges. Les deux ne servent pas à la même chose.

Ce qu'une ligne doit contenir pour être fiable (le calcul que personne ne montre)

Une ligne fiable contient six informations, pas une : les fournitures, le quotient de perte, le temps de pose en heures par unité, le taux horaire réel de l'entreprise, le déboursé sec qui en résulte, et le coefficient de vente qui transforme ce déboursé en prix. Si votre fichier n'a qu'une colonne "prix au m²", vous n'avez pas une bibliothèque de prix, vous avez une liste de souvenirs.

Le déboursé sec est la somme des coûts directement affectables au chantier : matériaux posés, consommables, et main-d'œuvre productive valorisée à son coût horaire. Il n'inclut ni le camion, ni le comptable, ni le temps passé à faire des devis. Ces charges sont réintégrées ensuite, par un coefficient.

Le coefficient de vente, expliqué simplement

Le coefficient de vente répond à une question : par combien faut-il multiplier le déboursé sec pour couvrir les frais généraux et dégager la marge visée ? Il se calcule en deux temps.

D'abord le coefficient de frais généraux. Prenez vos frais généraux annuels (loyer, véhicules, assurances, administratif, temps non productif du dirigeant) et divisez-les par le total de vos déboursés secs annuels. Si vos frais généraux représentent 22 % de vos déboursés, votre coefficient est de 1,22 et vous obtenez votre prix de revient.

Ensuite la marge. Une marge de 12 % ne s'obtient pas en multipliant par 1,12 mais en divisant par 0,88, parce que la marge se calcule sur le prix de vente et non sur le prix de revient. C'est l'erreur la plus fréquente sur les fichiers Excel faits maison, et elle coûte environ deux points de marge à chaque devis.

Avec ces deux hypothèses, le coefficient de vente global vaut 1,22 / 0,88, soit 1,386. Les chiffres qui suivent sont des valeurs d'illustration destinées à montrer la mécanique : remplacez-les par les vôtres, sans exception.

Exemple 1 : un m² de peinture deux couches sur mur préparé

Élément Détail Montant
Peinture 0,20 L/m² pour deux couches, achat 4,50 €/L 0,90 €
Quotient de perte + 5 % sur les fournitures 0,05 €
Consommables adhésif, bâche, manchons, amortis au m² 0,15 €
Main-d'œuvre 0,10 h/m² × 35 €/h 3,50 €
Déboursé sec 4,60 €
Prix de revient × 1,22 (frais généraux) 5,61 €
Prix de vente HT ÷ 0,88 (marge 12 %) 6,38 €/m²

La ligne intéressante n'est pas la dernière, c'est la quatrième. La main-d'œuvre représente ici 76 % du déboursé sec. Autrement dit, négocier 10 % sur le pot de peinture vous fait gagner neuf centimes au mètre carré, alors que dix minutes perdues par pièce à chercher une rallonge vous en coûtent bien davantage.

Exemple 2 : un m² de carrelage 60x60 collé

Élément Détail Montant
Carreau 22,00 €/m², chute 8 % 23,76 €
Colle 4 kg/m² × 0,55 €/kg 2,20 €
Joint et croisillons 1,00 €
Total fournitures 26,96 €
Main-d'œuvre 0,55 h/m² × 35 €/h 19,25 €
Déboursé sec 46,21 €
Prix de revient × 1,22 56,38 €
Prix de vente HT ÷ 0,88 64,07 €/m²

Notez le quotient de perte à 8 % plutôt que 5 %. Sur du 60x60 en pose droite dans une pièce rectangulaire, 5 % suffisent. Dans une salle de bain avec niche, seuil et découpes autour d'un WC suspendu, 12 % sont plus réalistes. Votre bibliothèque doit donc contenir deux lignes distinctes, pas une ligne moyenne qui sera fausse dans les deux cas.

Ce qui arrive quand on chiffre au "prix du marché"

Chiffrer à 55 €/m² parce que "c'est le prix du coin" revient à travailler à l'aveugle. Dans l'exemple ci-dessus, cela signifierait vendre sous le prix de revient et financer le chantier de son client. Le devis sera accepté vite, ce qui donne l'illusion que le prix était bon.

Le prix du marché sert à valider une fourchette, jamais à fixer une ligne. Si votre calcul sort très au-dessus du marché, le problème est dans vos temps ou vos achats, et c'est une information utile. Si vous n'avez pas le calcul, vous n'avez pas l'information. C'est exactement ce qu'un logiciel de chiffrage bâtiment automatise : conserver la décomposition sous chaque ligne de devis.

Comment créer sa bibliothèque de prix bâtiment sur Excel gratuitement, étape par étape

La construction tient en six étapes, réalisables en deux à trois demi-journées si les données sont réunies avant de commencer. L'ordre compte : coder avant de saisir évite une reprise complète du fichier au bout de 200 lignes.

Prérequis : ce qu'il faut réunir avant l'étape 1

Rassemblez ces éléments avant d'ouvrir le tableur, sinon vous vous arrêterez à l'étape 4 faute de données.

  • Vos douze derniers devis signés, y compris ceux dont vous savez qu'ils se sont mal passés financièrement.
  • Vos trois dernières factures fournisseurs par famille de matériaux, avec les remises réellement appliquées et non le tarif catalogue.
  • Votre coût horaire réel, calculé à partir de la paie et non estimé. La méthode est détaillée plus bas.
  • Vos frais généraux de l'exercice précédent, disponibles dans le compte de résultat que votre comptable vous a remis.
  • Vos temps de pose constatés sur trois ou quatre chantiers récents, même approximatifs. À défaut, vos souvenirs valent mieux qu'une valeur trouvée en ligne, parce que vous savez dans quelles conditions vous travaillez.
  • Excel, LibreOffice Calc ou Google Sheets. Les trois font le travail, et Calc comme Sheets sont gratuits.

Comptez environ six heures au total pour une bibliothèque de 50 ouvrages, dont la moitié en collecte de données.

Étape 1 : lister les 40 à 60 ouvrages qui font l'essentiel du chiffre d'affaires

Reprenez vos douze derniers devis et relevez chaque ligne vendue. Vous constaterez que 40 à 60 ouvrages couvrent l'immense majorité de votre activité, et que les 200 autres lignes imaginables ne sont jamais sorties.

Ne créez pas d'ouvrage que vous n'avez jamais vendu. Une bibliothèque de 600 lignes dont 550 fausses est plus dangereuse qu'une bibliothèque de 50 lignes justes, parce qu'elle donne confiance.

Vous savez que c'est fait quand vous avez une liste plate de 40 à 60 libellés, sans prix, et que vos trois derniers devis peuvent être reconstitués entièrement avec cette liste.

Étape 2 : coder les lignes par lot, sur trois niveaux

Adoptez un code à trois niveaux du type LOT.FAMILLE.NUMERO. Par exemple PEI.MUR.010 pour une peinture murale deux couches, CAR.SOL.020 pour un carrelage de sol 60x60 collé.

Ce codage sert à trois choses : trier, éviter les doublons, et retrouver une ligne dans un an. Un code à deux niveaux sature dès que vous ajoutez des variantes, et l'absence de code vous condamne à chercher par libellé, donc à créer des doublons.

Vous savez que c'est fait quand un tri croissant sur la colonne code regroupe vos ouvrages par lot sans intervention manuelle.

Étape 3 : construire les colonnes utiles, et seulement celles-là

Les colonnes indispensables sont : code, libellé, descriptif court, unité, fournitures unitaires, quotient de perte, temps en heures par unité, taux horaire, déboursé sec calculé, coefficient de vente, prix de vente HT, date de dernière mise à jour.

Les colonnes à ne pas ajouter, parce qu'elles alourdissent sans servir : TVA par ligne (elle se gère au niveau du devis), photo, fournisseur préférentiel, et surtout toute colonne de prix saisie à la main en parallèle du prix calculé. Deux prix pour un ouvrage, c'est un prix faux garanti.

La colonne date de dernière mise à jour est la plus négligée et la plus utile. Elle vous dira dans huit mois quelles lignes sont devenues des fictions.

Vous savez que c'est fait quand le déboursé sec et le prix de vente sont des formules, jamais des valeurs saisies.

Étape 4 : séparer trois feuilles, Fournitures, Main-d'œuvre et Ouvrages

Créez une feuille Fournitures avec une ligne par référence achetée et son prix unitaire, une feuille MO avec vos taux horaires par qualification, et une feuille Ouvrages qui appelle les deux précédentes.

L'intérêt est immédiat. Quand votre fournisseur augmente la colle carrelage de 9 %, vous modifiez une cellule dans Fournitures et tous les ouvrages concernés se recalculent. Si les prix matériaux sont saisis directement dans les ouvrages, cette même hausse vous impose une revue ligne par ligne, et vous ne la ferez pas.

Vous savez que c'est fait quand changer un prix d'achat dans Fournitures modifie au moins trois prix de vente dans Ouvrages.

Étape 5 : brancher le devis sur la bibliothèque avec RECHERCHEX

Sur votre feuille de devis, saisissez le code ouvrage dans une colonne, et laissez les formules récupérer le libellé, l'unité et le prix. Avec Excel 365 ou LibreOffice récent, RECHERCHEX fait le travail. Sur une version plus ancienne, utilisez INDEX combiné à EQUIV, qui reste plus robuste que RECHERCHEV parce qu'il survit à l'insertion d'une colonne.

Ajoutez une gestion d'erreur explicite : SIERREUR(...;"CODE INCONNU"). Un devis qui affiche #N/A part parfois chez le client. Un devis qui affiche CODE INCONNU en rouge, non.

Prévoyez aussi une liste déroulante sur la colonne code, via Données puis Validation des données, pointant sur la plage des codes de la bibliothèque. Cela supprime d'un coup les fautes de frappe. Si vous n'avez pas encore de trame de devis propre, partez d'un modèle de devis gratuit Excel, ou d'un modèle de devis Word si vous préférez rédiger vos descriptifs dans un traitement de texte et ne garder Excel que pour le calcul.

Vous savez que c'est fait quand taper un code dans le devis remplit trois cellules et affiche le bon total.

Étape 6 : figer les formats et verrouiller les cellules de formule

Passez toutes les colonnes de prix en format monétaire à deux décimales, les temps en nombre à deux décimales, et les quotients de perte en pourcentage. Un temps de pose affiché 0,1 au lieu de 0,10 h se lit un jour comme une heure.

Sélectionnez ensuite les cellules de saisie, décochez Verrouillée dans le format de cellule, puis protégez la feuille sans mot de passe ou avec un mot de passe que vous notez ailleurs. Les colonnes calculées deviennent inaccessibles au collage sauvage, qui est la première cause de mort des fichiers de chiffrage.

Enfin, enregistrez une copie nommée BIBLIO_v1_2026-09-25 et considérez-la comme votre référence. La suite se fera en versions numérotées, jamais en écrasant.

Vous savez que c'est fait quand une tentative de coller une valeur sur une cellule de prix de vente déclenche un message de refus.

Où trouver des prix fiables gratuitement, et lesquels se méfier

Les meilleures sources gratuites sont vos propres documents. Par ordre de fiabilité décroissante : vos factures fournisseurs de l'année, vos devis signés dont vous connaissez le résultat financier, vos tarifs négociés, puis seulement ensuite les sources externes.

Cette hiérarchie n'est pas du dogme, elle vient d'une réalité : un prix n'a de sens qu'avec son contexte. Le même mètre carré de carrelage ne se vend pas au même prix selon la région, la surface du chantier, le calepinage, l'accès à l'étage et le niveau de finition attendu. Un prix lu sur un forum ou sur un site grand public est dépouillé de tout ce contexte, donc inutilisable comme référence de chiffrage.

Les séries de prix éditeurs constituent une source sérieuse, mais payante et à manier comme un ordre de grandeur national. Elles rendent surtout service sur les ouvrages que vous vendez rarement, là où vous n'avez aucun historique. Sur votre cœur d'activité, vos chiffres battent les leurs.

Le cas particulier du taux horaire

Recopier un "taux horaire peintre en bâtiment" trouvé en ligne fausse toutes vos lignes en même temps, puisque ce taux entre dans le calcul de chacune d'elles. Il se calcule à partir de votre paie, et le calcul prend vingt minutes.

Additionnez le coût annuel complet d'un compagnon : salaire brut, charges patronales, mutuelle, paniers et trajets, EPI, petit outillage, part du véhicule et du téléphone. Divisez ensuite par les heures réellement productives, c'est-à-dire les heures payées moins les congés, les jours fériés, la formation, les intempéries, les temps de chargement et les trajets non facturés.

Un exemple d'école : 47 250 € de coût annuel pour 1 350 heures productives donne 35 €/h. Les heures productives sont la variable que tout le monde surestime. Partir des 1 607 heures théoriques au lieu de 1 350 sous-évalue le taux d'environ 19 %, et cette erreur se propage à chaque ligne de chaque devis.

Si vous travaillez en peinture, notre comparatif des logiciels de devis pour peintre en bâtiment détaille comment ces outils gèrent les temps de pose par type de support, ce qui est précisément le point dur d'une bibliothèque Excel.

Le coût caché : combien d'heures par an pour maintenir un fichier Excel

Personne ne publie de statistique fiable sur le temps de maintenance d'une bibliothèque Excel, et je n'en inventerai pas. En revanche, le calcul est simple à faire avec vos propres hypothèses, et le résultat surprend en général.

Voici la méthode, avec des hypothèses volontairement basses pour une entreprise de trois personnes et une bibliothèque de 50 ouvrages.

Tâche Fréquence Temps unitaire Total annuel
Revue des prix fournisseurs 2 fois par an 3 h 6 h
Création de nouveaux ouvrages 2 par mois 20 min 8 h
Corrections, doublons, formules cassées 1 fois par mois 1 h 12 h
Sauvegardes et gestion des versions 1 fois par mois 30 min 6 h
Mise à jour de la trame de devis 2 fois par an 2 h 4 h
Total 36 h

Trente-six heures, c'est presque une semaine de travail, et c'est du temps de dirigeant ou de conducteur de travaux, pas de compagnon. Refaites le calcul avec vos propres fréquences : si vous chiffrez à deux et que vos prix bougent, vous dépasserez facilement 50 heures.

Il faut aussi valoriser le risque, pas seulement le temps. Voici les cinq pannes qui reviennent systématiquement sur un fichier partagé.

  1. L'écrasement de version. Deux personnes ouvrent le fichier depuis le serveur, la dernière à enregistrer efface le travail de l'autre. Parade : un seul fichier maître en lecture seule, et une règle de nommage datée.
  2. La référence circulaire. Une ligne de devis appelle un ouvrage qui appelle le devis. Excel affiche zéro sans broncher. Parade : activer l'affichage des erreurs et ne jamais faire pointer la bibliothèque vers le devis.
  3. Le collage qui casse une formule. Un copier-coller depuis un mail remplace =RECHERCHEX(...) par une valeur figée. Le devis reste juste ce jour-là et devient faux le suivant. Parade : la protection de feuille de l'étape 6, et le collage en valeurs uniquement.
  4. Les doublons d'ouvrages. Trois lignes de peinture murale coexistent à trois prix différents, personne ne sait laquelle est bonne. Parade : le codage de l'étape 2 et un contrôle de doublons trimestriel avec NB.SI.
  5. Les prix jamais mis à jour. C'est la panne la plus coûteuse parce qu'elle est silencieuse. La colonne date de dernière mise à jour, filtrée sur les lignes de plus de douze mois, la rend visible en dix secondes.

Le même raisonnement s'applique côté facturation, où le fichier Excel pose en plus des questions de conformité. Nous avons comparé les options dans notre article sur les outils de facturation gratuits et Excel.

Quand Excel suffit encore, et quand il faut passer à un logiciel

Excel reste le bon choix dans trois situations précises, et devient un frein dans trois autres. Le critère n'est pas la taille de l'entreprise mais le nombre de personnes qui touchent au fichier et le type d'affaires que vous chiffrez.

Situation Excel suffit ? Pourquoi
Artisan seul, moins de 30 ouvrages récurrents, devis courts Oui Un seul utilisateur, pas de conflit de version, maintenance faible
Artisan seul mais chantiers de rénovation complète, 15 à 40 lignes par devis Oui, avec discipline Le métré manuel devient le vrai goulot, pas le fichier de prix
Entreprise à 2 ou 3 chiffreurs Non Gestion de versions ingérable, pas de validation, pas de traçabilité
Réponse à des CCTP et DPGF Non Ressaisie intégrale du bordereau du maître d'œuvre à chaque appel d'offres
Besoin de connaître la marge par lot avant envoi Non Faisable sur Excel, mais fragile et rarement maintenu
Métrés à reprendre depuis des plans Non Le temps passé au métré dépasse largement le temps de chiffrage

Ce qu'un logiciel apporte de concret tient en quatre points : une bibliothèque d'ouvrages maintenue à votre place, un métré automatique depuis le plan, la marge par lot visible avant l'envoi du devis, et une validation centralisée quand plusieurs personnes chiffrent.

Quels outils regarder si vous quittez Excel

Une précaution de méthode avant la liste : je ne reprends ici ni tarif, ni fonctionnalité, ni positionnement marketing d'un éditeur tiers, faute de source datée sous les yeux au moment d'écrire. Les pages officielles des éditeurs sont la seule référence valable, et elles bougent plus vite que les comparatifs.

  • Obat et Constructor reviennent régulièrement dans les recherches sur le devis bâtiment. Ce que nous avons pu vérifier nous-mêmes est consigné dans nos articles Obat avis, Obat tarif et Constructor ; pour tout le reste, allez voir leurs sites.
  • Hopla part du chiffrage lui-même plutôt que de l'administratif : produire un devis chiffré par lots à partir d'un plan, de photos, d'un descriptif, d'un ancien devis ou d'un chantier dicté sur WhatsApp, avec une bibliothèque de plus de 550 ouvrages et la marge par lot visible avant envoi.

Soyons clair sur les arbitrages. Si votre besoin principal est de sortir des factures propres et de suivre vos encaissements, un outil de gestion généraliste vous servira mieux qu'un outil de chiffrage, et Hopla n'est pas le bon achat. Si votre besoin est de répondre plus vite et plus juste sur des chantiers de rénovation variés, l'inverse est vrai. Notre comparatif du meilleur logiciel de devis et facture bâtiment croise ces cas d'usage.

Comment réutiliser sa bibliothèque Excel dans un outil de chiffrage

Une bibliothèque Excel bien construite ne se jette pas. Elle se migre, en cinq étapes, et le travail de normalisation prend une à deux heures pour 50 ouvrages.

  1. Nettoyer les doublons. Triez par code, puis contrôlez les libellés proches avec NB.SI. Importer trois versions du même ouvrage reproduit le problème dans le nouvel outil.
  2. Normaliser les unités. Un fichier fait à la main contient toujours m2, m², M2 et ml pour m. Choisissez une écriture par unité et remplacez partout.
  3. Exporter en CSV UTF-8. C'est le format que tous les outils acceptent. Vérifiez le séparateur de colonnes, point-virgule en configuration française, et surtout le séparateur décimal : une virgule transformée en point multiplie ou divise vos prix par cent.
  4. Contrôler les décimales après import. Ouvrez le CSV dans un éditeur de texte avant d'importer, pas dans Excel, qui reformate silencieusement.
  5. Vérifier dix lignes au hasard après import. Prenez deux ouvrages chers, deux bon marché, deux à l'unité inhabituelle, et recalculez à la main. Si les dix passent, les autres passent.

Chez Hopla, cette bibliothèque existante est le point de départ plutôt qu'un fichier à abandonner : l'outil chiffre à partir de vos prix et de vos anciens devis, ce qui évite de repartir d'un bordereau générique qui ne correspond ni à vos achats ni à vos temps.

Le changement porte surtout sur l'amont du devis. Plutôt que de saisir des codes dans un tableur, vous dictez le chantier sur WhatsApp ou vous déposez un plan, et vous récupérez un devis chiffré par lots en quelques minutes, avec la marge par lot affichée avant envoi. Le chiffrage instantané supprime la partie du travail qu'Excel n'a jamais su faire : le métré et la structuration par lot.

Si vous voulez voir ce que votre bibliothèque donne une fois branchée sur un outil de chiffrage, testez Hopla avec vos propres prix et chiffrez un chantier récent pour comparer le résultat à votre devis d'origine.

FAQ

Existe-t-il une bibliothèque de prix gratuite pour le BTP ?

Il existe des modèles de tableaux gratuits et des ouvrages types librement consultables, mais aucune série de prix nationale complète et gratuite qui soit réellement à jour. Les bordereaux les plus documentés, type Batiprix ou BatiChiffrage, sont des produits payants dont vous devez vérifier les conditions sur leurs sites.

La vraie bibliothèque gratuite, c'est la vôtre. Vos factures fournisseurs et vos devis signés contiennent déjà les données les plus fiables du marché sur votre activité, et ils ne coûtent rien à extraire.

Quel est le meilleur logiciel gratuit pour le BTP ?

Aucun outil gratuit ne couvre correctement la chaîne complète du métré au suivi de chantier. Les tableurs gratuits comme LibreOffice Calc ou Google Sheets font très bien le calcul de prix, et c'est déjà beaucoup pour un artisan seul.

Les versions gratuites des logiciels métier existent mais leurs limites changent souvent, donc vérifiez toujours sur la page tarifs de l'éditeur plutôt que sur un comparatif, y compris le nôtre. Notre article sur les outils de facturation gratuits recense les options et leurs contraintes.

Où puis-je trouver un tableur d'estimation de travaux gratuit ?

Des modèles gratuits circulent en téléchargement chez les éditeurs, les fédérations professionnelles et les chambres de métiers. Ils fournissent une structure de colonnes correcte, mais presque jamais des prix exploitables, et c'est normal : aucun modèle ne connaît vos achats ni votre taux horaire.

Prenez un modèle pour la mise en page, remplissez les prix avec la méthode de calcul détaillée plus haut. Nos modèles de devis Excel sont conçus pour être branchés sur une bibliothèque de prix, pas pour la remplacer.

Quel est le meilleur planificateur de chantier gratuit ?

C'est une question différente de celle du chiffrage, et il faut la traiter séparément. Un planning de chantier gratuit se fait très bien avec un diagramme de Gantt sous tableur, ou avec les outils de gestion de tâches généralistes en version gratuite.

Attention à ne pas mélanger les deux fichiers. Une bibliothèque de prix et un planning de chantier n'ont ni la même fréquence de mise à jour, ni les mêmes utilisateurs, et les fusionner rend les deux illisibles.

Comment calculer le taux horaire à utiliser dans sa bibliothèque de prix ?

Divisez le coût annuel complet du compagnon par ses heures réellement productives. Le coût complet inclut le brut, les charges patronales, la mutuelle, les paniers et trajets, les EPI, le petit outillage et la part de véhicule.

Les heures productives sont les heures payées diminuées des congés, jours fériés, formations, intempéries et temps non facturables. Partir des heures théoriques plutôt que des heures productives sous-évalue le taux de 15 à 20 %, et cette erreur se retrouve sur chaque ligne de chaque devis.

À quelle fréquence faut-il mettre à jour une bibliothèque de prix ?

Deux revues complètes des prix fournisseurs par an constituent un minimum, et une mise à jour ponctuelle à chaque hausse significative annoncée par un fournisseur principal. Le taux horaire se révise une fois par an, après la revalorisation des salaires et la clôture de l'exercice.

Le coefficient de frais généraux se recalcule également une fois par an, sur la base du compte de résultat. C'est le paramètre le plus oublié, alors qu'il bouge dès que vous embauchez, changez de local ou ajoutez un véhicule.

Du chantier au devis détaillé, sans y passer vos soirées

Déposez un plan, des photos, un descriptif ou un ancien devis : le chiffrage revient par lots, avec vos ouvrages et vos prix.

  • Vos ouvrages et vos prix, repris de vos anciens devis
  • Le métré calculé depuis le plan
  • La marge par lot, visible avant l’envoi
Tester Hopla

Hopla

Du chantier au devis détaillé, sans y passer vos soirées

Déposez un plan, des photos, un descriptif ou un ancien devis : le chiffrage revient par lots, avec vos ouvrages et vos prix.

  • Vos ouvrages et vos prix, repris de vos anciens devis
  • Le métré calculé depuis le plan
  • La marge par lot, visible avant l’envoi
Tester Hopla